Tuesday, May 14, 2013

Labrador: Anémique victoire pour les libéraux de Trudeau

Hier, les électeurs d'une des plus physiquement grandes circonscriptions du pays se sont rendus à l'urne pour élire leur nouveau député, suite à la démission de Peter Penashue, qui a mis son métier en jeu après des allégations de fraude ayant été faites contre lui. À noter que Labrador est aussi la circonscription avec la plus petite population au pays.

Ceci était visiblement un premier test électoral pour le chef nouvellement élu du PLC, Justin Trudeau. Or, la victoire aurait pu être beaucoup plus importante. En effet, la libérale Yvonne Jones a remporté le comté avec 48% des voies, contre 32% pour le conservateur Peter Penashue. Harry Borlase du NPD a récolté un maigre 18% et le Parti vert n'a pas opposé de candidat à Mme Jones et M. Borlase, souhaitant ne pas générer de « division du vote progressiste ».

Si cette victoire semble être encourageante pour le troupeau libéral, il faut noter que celui-ci avait récolté 70% des voies dans l'élection de 2008, alors qu'il était dirigé par Stéphane Dion. Il y a, certes, la faveur du candidat local qui vient jouer dans les résultats. M. Penashue n'était pas n'importe quelle personne, il a été nommé ministre des affaires intergouvernementales suite à son élection en 2011. Il y avait fort probablement une sorte d'admiration chez les Labradoriens pour l'homme, qui était d'ailleurs issu de la nation Innu. Mais Mme Jones a également un lourd bagage derrière elle; elle a servi, au cours des trois dernières années, comme chef du Parti libéral de Terre-Neuve-et-Labrador et en a été députée pendant dix-sept ans. Il est ainsi difficile d'expliquer ce respectable score pour les Conservateurs dans cette élection partielle, face à ces sondages qui montrent constamment une dégringolade pour ce parti, entre autres dans les Maritimes.

Avec Mme Jones élue, le Parti libéral compte désormais 36 députés, dont huit femmes et autant de sièges aux Communes qu'au Sénat. Les Conservateurs ont désormais une province sans députation et les Libéraux peuvent s'inspirer de cette victoire pour la campagne électorale qui les attend d'ici deux ans, même si ce n'est qu'un gain de neuf points pour eux par rapport à 2011.

Wednesday, May 8, 2013

Au revoir, Shandy...

Ce matin, en route vers le cégep, j'ai appris cette triste nouvelle avec bouleversement. Suzanne Clément, actrice reconnue pour avoir livré une performance remarquable dans son interprétation de Shandy, une détenue nymphomane ma foi dérangeante, excentrique et peu disciplinée dans le téléroman Unité 9, annonce qu'elle ne rentrera pas au bercail pour la deuxième saison, prévue pour cet automne.

Pour ceux qui ne sont pas familiers, Unité 9 a fait ses débuts à Radio-Canada en septembre dernier. L'émission est basée sur un pénitencier fédéral pour femmes et sur l'histoire poignante de Marie Lamontagne (Guylaine Tremblay), une mère de famille qui tente de défendre sa fille en prenant sa sentence pour avoir assassiné son grand-père, après que ce dernier ait essayé de l'agresser sexuellement, ou quelque chose du genre. La première saison est marquée par tout plein de rebondissements: une détenue fait entrer illégalement de la drogue dans l'établissement, cette même Jeanne tente de mettre le feu à l'aile maximum lors d'un concert, une autre détenue apprend que sa fille souffre de leucémie, la fille de Lamontagne se mutile, et j'en passe. Pour évoquer un événement majeur impliquant la défunte Shandy, celle-ci s'est enfermée avec le professeur de musique dans le placard de la salle communautaire de l'édifice pour avoir des « trips » avec lui.

Avant le début de cette télé-série, j'avoue ne pas avoir été un grand fan de ce genre d'émissions. J'écoutais uniquement des game shows, des dessins animés satiriques (Les Simpson, Family Guy, King of the Hill...) et d'autres trucs plus ou moins instructifs. Mais l'histoire de Marie Lamontagne m'a tellement manipulé du premier coup que je n'ai pu m'empêcher de me lancer parmi ceux qui écoutaient religieusement l'émission chaque mardi soir.

Je peux difficilement imaginer Lietteville sans cette Shandy, que nous avons détesté, puis aimé, puis détesté. Son caractère faisait de la prison un lieu où tout le monde a une mentalité différente et une histoire différente à raconter. De plus, au dernier épisode de la saison, si le suspense a été attribué principalement au fait que l’aumônier Georges est maintenant conscient du sacrifice de Marie envers sa fille, il a entre autres été porté sur celle qui nous quitte, après qu'elle ait tenté de se suicider, ne pouvant faire face à la cupidité et à la brutalité de sa pusher, Bouba. De plus, en mars dernier, la série s'était également arrêtée sur les derniers jours de Micheline Lanctôt, autre détenue clé de la prison, qui doit être libérée après vingt-cinq ans d'incarcération.

Mais rassurons-nous, si Shandy est un des personnages de premier ordre de l'émission, ce n'est pas comme si c'était Guylaine qui nous quittait. Combler le vide que le départ de Suzanne Clément a laissé ne sera certainement pas facile, certes, mais j'ai la conviction que Danielle Trottier, l'auteure de la série, saura nous lancer un personnage aussi excentrique que la détenue Galarneau, pour mettre un peu plus de désordre dans l'unité et rendre plus difficile le travail du directeur Despins.

Mais Suzanne n'a envisagé d'être parmi l'équipe pour une seule saison que l'an dernier

Peut-être qu'elle changera d'idée...

Monday, April 22, 2013

Paradis fiscaux, ou enfers citoyens

Le texte qui suit est un compte-rendu que j'ai rédigé à l'égard de la conférence « Fuites fiscales et la juste part », présentée par Alain Deneault au Cégep Gérald-Godin le 26 mars dernier.


            Le mardi 26 mars 2013, à la Salle Pauline-Julien, le sociologue et chargé de cours au Département de sociologie de l’UQÀM Alain Deneault a élaboré une série de problématiques concernant les possibilités, pour certaines personnes, de contourner les efforts de l’État, résolument interventionniste, visant à assurer une plus grande justice sociale. Il a entre autres abordé les opportunités des grandes corporations de transférer la grande majorité de leurs actifs dans les paradis fiscaux afin d’éviter de devoir payer de l’impôt. Cela génère automatiquement un débat en ce qui a trait au rôle de l’État dans la lutte aux inégalités.

            De nos jours, les gouvernements font face à des disparités croissantes quant au revenu de leurs citoyens et doivent composer avec des mesures visant à protéger l’économie d’aujourd’hui et de demain. Certes, ces mesures peuvent inclure celles qui sont évoquées par l’économiste John Maynard Keynes, qui font en sorte que l’on doit accepter un endettement conjoncturel et profiter des meilleurs jours pour taxer davantage et réduire la dette nationale. Or, aujourd’hui, c’est plutôt en investissant dans les infrastructures, les routes, les services publics et le système de santé que l’on gagne à satisfaire les victimes de l’incertitude économique, notamment celle qui hante les Canadiens et les Américains depuis la crise des subprimes de 2008. Pour en arriver, les gouvernements doivent imposer, mais pas n’importe comment; il doit retirer de l’argent davantage chez les plus fortunés, afin d’aider les moins nantis. Les grandes multinationales doivent composer avec ces hausses d’impôt et sont ainsi tentées de déménager; il en est de même pour les corporations québécoises telles que Power Corporation et Quebecor. Les patrons de ces grandes entreprises trouvent ainsi une solution largement controversée pour contourner ces obligations : les paradis fiscaux. Pour Daneault, ce geste évoque de la frustration au niveau de la classe politique, mais pour les acteurs qui la constituent, il est pourtant facile de faire approuver des mesures d’ «austérité» budgétaire. En effet, si les corporations québécoises avaient maintenu leurs actifs dans la Belle Province, les pauvres et les contribuables bénéficieraient de bien davantage de services et d’aide sociale. Par ailleurs, les paradis fiscaux favorisent la criminalité internationale. En effet, les effets secondaires de ces cachettes fiscales invoquent souvent du trafic de drogue, de l’armement ou même de la corruption politique. Les entreprises qui en sont responsables héritent de ces actions et leurs propriétaires peuvent faire faces à des peines pouvant aller jusqu’à l’incarcération perpétuelle.

            Selon le sociologue, pour régler ces injustices faites indirectement à l’endroit des citoyens les moins fortunés, la solution serait de forcer les entreprises à déclarer leurs états financiers. Or, les partis politiques du monde occidental, qui ont très souvent des liaisons avec les grands entrepreneurs, ne sont jamais tentés de les trahir.

Wednesday, April 17, 2013

PLC: Nouveau chef, nouveaux défis

Dans la semaine du 7 au 14 avril 2013, 104 552 membres et sympathisants libéraux se sont présentés à l'urne pour élire le nouveau chef du Parti libéral du Canada.

Sans trop de surprise, c'est avec 24 668.71 points, soit 80.09% des points disponibles, que Justin Trudeau, fils de l'ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau et député de Papineau, a remporté la course à la chefferie.

Le scrutin s'est fait par vote préférentiel. Le nombre de points obtenu pour chaque candidat est déterminé selon un nombre égal de points disponibles (100) dans chaque circonscription fédérale du pays. Les points sont attribués dans chaque circonscription selon le premier choix de chaque électeur. Par exemple, si dans une circonscription, il y a 200 électeurs et 56 parmi ceux-ci votent pour le candidat A, le candidat A obtient 28 points. Et si, en comptabilisant chaque premier choix exprimé, aucun candidat n'obtient la majorité des points, le candidat ayant obtenu le moins de points est éliminé et le comptage s'effectue en fonction des candidats toujours éligibles.

Visiblement, les électeurs du parti semblent avoir fait le pari de la personne la plus connue du parti. Les cinq autres candidats qui étaient encore sur le bulletin de vote la semaine du scrutin, Martin Cauchon, Deborah Coyne, Martha Hall Findlay, Karen McCrimmon et Joyce Murray, sont en effet très peu connus d'un océan à l'autre. Justin, quant à lui, possède un nom de famille très lourd à porter et a droit à une couverture privilégiée dans la plupart des médias. Aussi, lui et Joyce Murray furent les deux seuls parmi les six candidats toujours présents durant le scrutin à être députés à la Chambre des communes. Par contre, Hall Findlay avait occupé une circonscription dans la région de Toronto de 2008 à 2011 et Cauchon avait été ministre de la Justice, à l'époque de Jean Chrétien.

Durant la course, les priorités évoquées par Trudeau comportaient entre autres la réaffirmation du PLC en tant que seul parti ayant des valeurs pragmatiques, la classe moyenne, la place du Québec au sein du Canada et la réforme du mode électoral.

Cette dernière priorité semble avoir été parmi celle de l'ensemble des candidats à la course, notamment l'adoption d'un système par vote préférentiel, pour remplacer le système d'inspiration britannique First Past the Post. Ce nouveau système aurait les mêmes principes que celui ayant été utilisé lors de la course.

Considérant que le nouveau chef du parti est relativement connu et admiré dans l'ensemble du pays, de nombreux défis attendent Justin et son parti.

Nombreux sont ceux qui voient le PLC comme un parti de l'ancien temps, reconnu pour les scandales qui l'ont hanté dans les années 1990 et 2000 et pour sa position très ambiguë en ce qui a trait à l'environnement et à la fiscalité. Et ces pensées négative sont encore plus omniprésentes dans la Belle Province, surtout avec le Rapatriement de 1982, le scandale des commandites et la très controversée Loi sur la Clarté Référendaire en 2000. Sans compter ceux qui voient M. Trudeau comme un « fils à papa » et une « coquille vide ».

Le rôle pour le nouveau chef est ainsi d'actualiser la plate-forme de son parti, mais aussi d'avoir les outils nécessaires pour résister aux attaques faites par les Conservateurs, le NPD et le Bloc, notamment en affirmant que le parti a également un avenir, pas seulement un passé, et que ce dernier n'est pas uniquement bourré de mauvais souvenirs. Tout le monde se souvient encore du refus du gouvernement Chrétien de participer à la Guerre en Iraq en 2003, en contrant la pression de la pro-guerre Alliance Canadienne, alors dirigée par Harper, ou encore de l'atteinte historique de l'équilibre budgétaire avec Paul Martin comme ministre des Finances, vers la fin des années 1990.

Justin doit donc profiter de ce qu'il a de positif:; sa capacité de communiquer avec les gens, sa connaissance fort privilégiée du pays, son parfait bilinguisme et sa vision jugée relativement favorable de l'économie canadienne par les médias anglophones. Il doit aussi profiter de ce que les chefs des autres partis n'ont pas pour espérer gagner la confiance des Canadiens et Canadiennes.

Thursday, February 21, 2013

La PS4 sort de l'ombre

Hier, Sony nous a donné un premier aperçu de son adversaire de la Wii U. Son nom n'est pas une surprise, puisque chaque suite de ses anciennes consoles depuis la PlayStation originale se suivent (PS2, PS3, etc.).

Dans ce nouvel opus, Sony semble vouloir « propulser l'industrie des consoles de salons vers une nouvelle ère ». Chose qui semble être apparente chaque fois que Microsoft, Nintendo, Sega et eux-mêmes renouvellent leur console de salon.

Or, ce renouvellement semble en être un assez étonnant. Au moment où on fait l'introduction de la console, ou d'une partie de la console, tout ce qu'on voit, c'est une manette, la DualShock 4. Première impression: Sony veut présenter sa console en différentes phases, en laissant le noyau du fruit pour la fin. Deuxième impression: Ça c'est toute une avancée; pas de grosse boîte en haut de notre vieux lecteur DVD, juste une manette, that's it.

Il parait que les créateurs de la PlayStation veulent s'ancrer dans une nouvelle technologie: le Cloud Gaming. Cette technologie est la même que lorsqu'on télécharge des jeux sur notre Android ou iPhone: pas besoin d'aller acheter quoi que ce soit au magasin, juste une connexion Internet et de quoi patienter le téléchargement de 20 Go de données par jeu. Bref, cette avancée, si probable soit-elle, est un reflet évident de la dématérialisation du jeu-vidéo.

D'année en année, même si on considère pratique le fait de ne plus avoir à se rendre au GameStop ou au Best Buy du centre d'achat pour acheter nos jeux, les consoles de jeux-vidéo se font de plus en plus embêtantes au niveau de leurs relations avec la connexion Internet.

Quand j'étais petit, pour jouer à un jeux-vidéo, c'était simple comme 1, 2 et 3. Tu allumes ton téléviseur, puis ta console, tu changes de disque ou de cassette si c'est nécessaire, et c'est parti! Aujourd'hui, il faut passer par des mises à jour qui prennent 30 minutes à télécharger, une série de mises à jour pour un jeu en particulier, lire les conditions d'utilisation (qui a assez de temps à perdre dans sa vie pour lire ces saletés, de toute manière?) et la liste continue.

J'ai lu des rumeurs comme quoi la prochaine Xbox (ou bon, la prochaine console Microsoft, il faut même croire que console et système d'exploitation pour ordinateur personnel pourront être confondus) exigera une connexion Internet obligatoire pour accéder au jeu, que ce soit pour jouer en ligne avec le monde entier ou même seul. Quel scandale! Payer 50$ par mois pour un Internet TGV juste pour jouer à des jeux-vidéo, il faut croire que Steve Ballmer doit bien s'entendre avec Pierre Karl Péladeau! Espérons que ça ne se produira pas chez Sony.

Je souligne une autre chose, qui n'a pas rapport avec Sony ou Microsoft, qui est le fait que les jeux semblent de plus en plus être arrogants en nous demandant de télécharger des mises à niveau payantes et autres accessoires. J'ai déjà payé 65 $ taxes incluses pour ton jeu, ciboire! Laisse-moi tranquille!

Mes espérances pour ce qui reste à dévoiler de la nouvelle console de Sony:

  • Le maintien de la gratuité du jeu en multijoueur en ligne
  • Le maintien du support pour les jeux PS1
  • Le retour du support des jeux PS2
  • La possibilité de télécharger via Cloud des jeux PS2. (2 ou 8 Go par jeu, c'est pas l'enfer!)
  • Un prix pas exorbitant
  • Le maintien des jeux en format Blu-Ray, considérant le fait que la plupart des adolescents et jeunes adultes n'ont pas de carte de crédit pour acheter des jeux via le PlayStation Store
  • Le support UHDTV, même si le support HDTV à 1080p est déjà pas mal alléchant!
  • Etc.

Sunday, January 27, 2013

Les limites de la liberté d'expression


Oh, Internet, ce célèbre lieu de dernier recours où l'on peut librement faire valoir ses points de vue, cette faculté qui n'est pas gérée par l'État ou encore par une entreprise, cette chose qui ne contient pas la vérité, seulement des propositions.

Ce lieu de liberté... C'est exact, de liberté, vous avez bien compris, où l'inégalité et l'injustice peuvent parfois être au rendez-vous lorsqu'on vise à tromper certaines personnes, voire les intimider ou encore les inciter à adopter une pensée irrationnelle, portée vers la violence et vers la haine.

YouTube, ce fameux site web ayant fait son apparition il y a déjà huit ans, constitue le noyau de cette liberté d'expression. « N'importe qui peut devenir une star avec un téléphone cellulaire », dirait Matthieu Bonin, un jeune vloggeur québécois de la Rive-Sud reconnu pour son humour et son franc-parler.

Ce jeune humoriste nous a bien fait rire au cours des deux dernières années avec ses fameux « Pétages de coche » et ses « Drama Show ». Les sujets de ces vidéos ont été variés, en passant notamment par le conflit étudiant, la campagne électorale de 2012, la loi 48, Facebook, les personnalités marquantes de l'année, et la classe politique en général.

Voilà qu'aujourd'hui, Matthieu se retrouve dans l'eau bouillante après avoir publié une édition de son « Drama Show », qui constituait une sorte de rétrospective des dix personnalités et autres acteurs qui l'ont le plus marqué par leur infamie. Matthieu faisait un bref résumé de ces personnes et leur souhaitait quelque chose de souvent très choquant. Parmi les victimes des attaques faites par le jeune Bonin, il faut noter la chanteuse Ginette Reno, à laquelle il souhaite d'avoir le cancer, Claude Poirier, auquel il souhaite de devenir « paraplégique suite à un accident de char » ou encore Quebecor, à qui il souhaite de faire faillite, critiquant son service à la clientèle inaccueillant et les quiz sur la Commission Charbonneau dans le Journal de Montréal.

Fort probablement la pire parmi ces attaques, c'est qu'il souhaitait, en critiquant la classe politique, qu'un forcené s'introduise au Parlement de Québec et tire sur les députés de l'Assemblée nationale.

Si, en premier lieu, ce genre de geste, mêlé à l'attitude assez « habitante » et mal instruite que le jeune humoriste adopte, réussit à faire rire du premier coup, il faut réaliser que c'est une atteinte grave à l'importance du respect d'autrui et que cela constitue une incitation à la haine publique.

Si on a le droit de critiquer quelqu'un ou quelque chose librement sur Internet, cela ne doit pas inclure des menaces ou le souhait que quelqu'un en fasse contre lui. Bon d'accord, Matthieu avait aussi souhaité à Luc Lefebvre d'Option Nationale qu'il y ait « plus que zéro députés qui rentrent à son parti », en échange des souhaits que ce dernier avait fait pour qu'il y ait des meilleurs humoristes que Matthieu. Celle-là je l'avais trouvé bien bonne.

Eh bien Matthieu, pour toi et pour l'année 2013, je te souhaite de devenir un citoyen plus respectueux et conscient sans autant que cela te coûte ton sens de l'humour, occasionnellement admirable. Nous ne sommes pas contre ta liberté d'expression, nous essayons seulement de te faire comprendre que le respect et l'acceptation sont aussi très importantes pour que cette liberté soit tolérée dans notre société.

Saturday, November 17, 2012

La Wii U sort demain

Demain, le dimanche 18 novembre 2012, six ans moins un jour après son prédécesseur, sortira la Wii U, soit la sixième grande console de salon de Nintendo, au Canada et aux États-Unis. Le prix de départ de l'ensemble Basic sera de 299,99$CAD sans taxes. Elle sera disponible dans une quantité (extrêmement) limitée.

Vaut-elle la peine? Aura-t-elle plus de succès que la Wii ordinaire? Devrais-je (essayer de) l'acheter le jour de sa sortie?

Probablement pas. Oui mais... Pas du tout.

Faisons le bilan, la Wii U est quoi, par rapport à son prédécesseur? Support haute-définition 1080p au lieu de 480p, écran tactile (sans Multi-Touch), disque dur de 8 Go, élimination du support GameCube, Connection Wi-Fi relativement améliorée. Bref, toutes des choses dont les capacités ne sont (clairement) pas une révolution dans la technologie.

Aujourd'hui, on fait souvent allusion aux «générations» de consoles de jeux-vidéo. Dans ce concept, La Wii U serait, selon les médias et Wikipédia, parmi celles qui constitueront la huitième génération de jeux-vidéos, avec les probables «PlayStation 4» et «Xbox 3». Or, le but de la Wii U, par exemple en optant pour le 1080p pour enfin éliminer le maximum de 480p, ne parait pas du tout à franchir cette huitième génération, mais plutôt de rattraper son retard par rapport à la PS3 et la Xbox 360.

Car, lorsque la Wii ordinaire est sortie en 2006, elle n'était nullement comparable avec ses deux adversaires de Sony et Microsoft. Son moteur graphique était archaïque (comparable à celui de la Xbox originale de 2001), ses jeux étaient sous support DVD et ses capacités Wi-Fi étaient si mal en point que des développeurs de jeux comme Activision, Ubisoft et EA ont dû boycotter cette console avec leurs jeux populaires qui font la marque sur PS3 et 360.

De plus, les orientations de la Wii, en 2006, visaient à redéfinir la façon dont se jouaient les jeux-vidéos, avec la Wiimote et le Motion Sensor, qui d'ailleurs n'était pas extraordinaire non plus. Jouer à Sonic Heroes sur GameCube avec des contrôles bien établis était bien plus plaisant que de jouer à Sonic and the Secret Rings (beurk). Et quand je voyais quelqu'un peter des scores dans Mario Kart Wii, c'était qu'il n'était pas assez stupide au point d'utiliser le volant en plastique et contrôler son kart avec des mouvements compliqués et qui sont un challenge, simplement par la quantité de défauts du Motion Sensor.

J'ai lu que les producteurs de jeux prestigieux comme Call of Duty pourraient faire une percée dans les machines de Nintendo et que cela pourrait affecter la compétition d'aujourd'hui entre Sony et Microsoft. En 2012 et en 2013, d'accord. Mais attendez que les prochaines consoles des deux géants de la technologie sortent d'ici deux ou trois ans; la Wii U va se retrouver comme son prédécesseur aujourd'hui: en retard sur les autres, adressée à un public restreint et vendue uniquement pour les dons de persuasion de Nintendo, qui prend ses consommateurs pour acquis à chaque fois.

Je sais, certains dirons que les jeux faits par Nintendo sont les meilleurs. D'un certain côté je suis d'accord. Qui, dans le monde des gamers, préfère LittleBigPlanet à Super Mario Galaxy 2? Soul Calibur à Super Smash Brothers Brawl? Ou bien qui n'est pas charmé par les jeux des séries Zelda, Kirby, Metroid ou Donkey Kong, malgré l'enfance que nous avons perdue? Nintendo a le tour de faire des jeux pour la façon dont ses consoles sont conçues, et lorsque celles-ci sont mises en épreuve, la compagnie a des attentes par rapport à elles. J'ai la vision suivante: Un jeu dans une console de Nintendo ne peut être reconnu s'il n'est pas produit par ladite compagnie.

J'ai moi-même possédé la Wii originale le jour qu'elle est sortie, à l'âge où je ne possédais pas une conception assez lucide de ce qui rend une console une console qui mérite d'être valorisée. Je crois que l'effet Wii se reproduira pour son prédécesseur, mais attentons la rétroaction des autres qui prendront la peine d'acheter la console demain, avant de faire des généralisations hâtives.

Monday, September 3, 2012

Le choix inconscient de la souveraineté


Je prends la peine de rédiger un article la nuit précédant un jour auquel la population québécoise sera confrontée aux urnes pour un choix qui déterminera de l'avenir de la province, mais, si je me fie aux récents sondages, n'empêche que cela aura aussi un impact sur l'avenir de tout le Canada.

Dans notre génération, nous avons vécu dans ce qu'on appelle une période où tout est calme, il n'y a pas de guerres intestines dans notre pays et où nous ne sommes pas mobilisés pour défendre notre destin, sauf, à la limite, lors d'une crise étudiante que nous avons connus dernièrement. Bref, nous n'avons pas connu de crises d'Octobre, de référendum et d'échec référendaire, de nuits aux longs couteaux, d'accords du lac Meech, de Charlottetown ou de rapatriement constitutionnel.

Tout cela pourrait s'arrêter aujourd'hui.

Beaucoup d'entre nous, les jeunes, voyons, en cette période électorale, des partis comme le Parti québécois (PQ) ou Québec solidaire (QS) comme des alternatives simples pour mettre fin au règne de Charest et pour secouer le gouvernement Harper. Or, ne pensons pas que ces options, sympathiques comme pouvant le paraître, régleront le cynisme et la corruption sans laisser de cicatrice dans l'unité canadienne, comme l'ont fait les référendums de 1980 et 1995.

Les récents sondages montrent une nette avance du Parti québécois avec environ 33% du vote populaire, 9% pour Québec solidaire et 3% pour Option nationale. Additionnons tout cela ensemble, cela donne 45% de support populaire pour des partis souverainistes. Cependant, un autre sondage, paru par CROP, montre que seulement 28% des Québécois seraient enthousiastes quant à l'idée de voter Oui à un éventuel référendum, du jamais vu depuis 1976.

Qu'est-ce que cela veut dire? Eh bien, les Québécois seraient prêts à nier leurs propres convictions quant aux questions nationales pour dire, indirectement à Pauline Marois qu'ils accepteraient qu'un troisième référendum soit tenu, alors que c'est faux. Voter pour un parti souverainiste, encore en 2012, c'est un choix sérieux.

L'élection fédérale de l'an dernier nous a appris que les Québécois ont manifesté un grand désir de se réinvestir au sein du giron canadien; le Bloc québécois est passé de 49 comtés à 4, et ils ont permis au NPD de Jack Layton de former l'opposition officielle et de conduire les Libéraux dans une ruelle qu'ils ont jamais connu: le tiers parti. Je n'irais pas jusqu'à dire que ce vote évoque une passion pour le Canada chez les Québécois, mais surtout un désir cinglant de remplacer les Conservateurs, qui ont pourtant remporté une députation majoritaire, malgré le Québec; une première depuis presque un siècle. Autrement dit, les Québécois parlent toujours de changement avant de parler de souveraineté ou de réforme constitutionnelle.

Beaucoup dirons, en voyant Léo Bureau-Blouin et Jean-François Lisée brandir les couleurs du PQ, que leur formation est digne de changement et apporte du nouveau. Détrompons-nous! Marois est celle qui a créé l'impopulaire réforme scolaire, qui a envoyé des patients de cancers se faire traiter aux États-Unis. Par ailleurs, à Montréal, la bureaucratie municipale est victime d'un ballonnement incontrôlable à cause des Fusions municipales de 2002, à l'époque implantée par l'ex-gouvernement péquiste, qui ont poussé des municipalités de milieu anglophone à se dissoudre au détriment d'une seule ville pour toute la CUM, sans leur accord.

En ce moment, tout le Canada a les yeux figés sur nous, ils savent que leur avenir, si le PQ est élu, dépendra de notre position quant à l'unité canadienne. Imaginez-vous le Québec se séparer sans partenariat économique avec le Canada? Voir des centaines de milliers d'anglophones et de fédéralistes québécois déménager sur le coup en Ontario? Voir les provinces des Maritimes se séparer à leur tour à cause du trou noir qui les divise du reste du pays? Ou encore voir des sièges sociaux comme Canadian National, Bell et
Air Canada migrer vers Toronto?

Je vous demande aujourd'hui, A-t-on besoin d'être souverainiste pour mettre fin à la corruption? A-t-on besoin d'être souverainiste pour revendiquer Kyoto et la survie des documents relatifs au Registre des Armes à feu? A-t-on besoin d'être souverainiste pour vouloir préserver la langue française à Montréal, sans pour autant forcer les adultes francophones et immigrants à fréquenter des cégep français?

Faisons un choix responsable aujourd'hui, je ne vous demande surtout pas de voter Libéral, je ne fais que faire de votre décision une décision avisée.

Thursday, July 12, 2012

Aux urnes le 4 septembre!


Tu parles d'une surprise! Qui avait cru que le lendemain de la Fête du Travail, un mardi au lieu d'un lundi, les Québécoises et les Québécois seraient convoqués au bureau de vote pour décider du sort d'un prochain parlement après celui que nous vivons depuis décembre 2008!

Toute une stratégie d'annoncer cela en plein juillet! Au moment exact où les gens sont en maillot de bain dans leur cour, sont partis camper dans les Laurentides, s'accordent le plaisir d'un barbecue en famille, bref, ont beaucoup moins l'esprit à la politique québécoise que le 22 mars dernier!

Ce n'est pas la première fois qu'on en voit, des stratégies d'annonce d'élection comme ça. Dans les années de Maurice Duplessis, les élections avaient toujours lieu l'été. De plus, la dernière élection provinciale a eu lieu seulement 55 jours après l'élection fédérale de 2008 et 33 après la présidentielle américaine la même année. Les gens étaient un peu tannés d'entendre parler d'élections, ils ont contribué au pire taux de participation ayant jamais été obtenu dans une élection québécoise (58%) depuis presque un siècle.

Bien sûr, il y a les citoyens hospitalisés, il peut y avoir une tornade le jour de l'élection, il y a la population carcérale, tout plein de catégories d'électeurs qui ont un motif légitime pour ne pas voter.

Selon moi, on ne peut pas se permettre de dire qu'un vote, on le fait si on veut. Je pense que ça devrait être obligatoire, même! Dans bien des pays, comme la Chine et à Cuba, les gens se meurent pour avoir ce droit!

Ce fut rare dans les dernières années que le Québec ait connu des taux de participation acceptables. C'est arrivé en 1995, lors du deuxième référendum sur la souveraineté, 93% des Québécois sont allés faire leur devoir.

Je me souviens, il y a quelques mois, alors que Jean Charest a annoncé que le Québec tombera en période d'élections lorsque les Québécois seront prêts. Je ne sais pas vous, mais moi je suis prêt, d'ailleurs, ce sera la première fois que j'irai voter dans ma vie.

Dans les récents sondages, le Parti libéral (PLQ) et le Parti québécois (PQ) sont souvent à égalité. Selon les graphiques du chroniqueur du Globe and Mail Éric Grenier, Jean Charest pourrait facilement former un gouvernement minoritaire. Mais bon, la moyenne des sondages lui donne 32,5% du vote populaire, c'est déjà 10% de moins que son score aux dernières élections.

Jean Charest peut peut-être de nouveau former un gouvernement, mais si je te dis ça, c'est parce que je veux te sensibiliser à aller faire ton devoir de citoyen. Les partis politiques ont tendance à cibler plein de catégories d'électeurs: les aînés, les autochtones, les anglophones, les allophones, les syndiqués, les cols bleux etc.

Il y a seulement une catégorie d'électeurs que les politiciens ne visent pas ces temps-ci, c'est les jeunes!
Tu es âgé de 18 à 25 ans? Tu es étudiant à l'université? Tu as porté le carré rouge pendant quatre mois? Oui, c'est à toi que je parle, le 4 septembre, tu vas entendre les politiciens te lancer toutes sortes de mots étranges et incompréhensibles, moi je te demande une faveur en un seul mot:


Vote!

Wednesday, April 11, 2012

Thomas Mulcair fera-t-il un bon chef du NPD?


Le 24 mars dernier, Thomas Mulcair, le député fédéral d'Outremont, a pris les commandes de l'ancien parti de Tommy Douglas et d'Ed Broadbent, devenant le premier député québécois à diriger le parti ayant rassemblé les gauchistes fiscaux d'un océan à l'autre.

En mai 2011, dans la dernière élection fédérale, Jack Layton, alors chef du parti, a donné un autre sens à son parti, en rafflant 59 des 75 circonscriptions fédérales de la province pour former l'opposition officielle. Ce nouveau sens visait à attirer les électeurs indépendantistes, ayant choisi le parti de M. Duceppe depuis sa création en 1991. Ce dernier n'a remporté de quatre comtés en mai, comparativement à 49 en 2008.

D'ailleurs, même ma circonscription, dans l'Ouest de Montréal où seulement 32% des résidants parlent le français à la maison, a été affectée par cette vague orange. La jeune Lysane Blanchette-Lamothe a emporté le comté avec un maigre résultat (34%), éliminant le libéral Bernard Patry, ayant occupé le comté depuis la prise du pouvoir par Jean Chrétien en 1993. Cet incident électoral marque à quel point seul le leadership d'un parti peut décider de sa présence démocratique aux Communes.

En parlant de leadership, les Canadiens se demandent si M. Mulcair offrira la même qualité que M. Layton.

Et cette contestation n'est pas seulement présente aux autres coins du pays, mais aussi au Québec. N'oublions pas qu'entre 1994 et 2007, Thomas Mulcair a été dans les bancs du Parti libéral du Québec, sous le leadership de Daniel Johnson fils et de Jean Charest, actuellement premier ministre. Il a été ministre de l'environnement.

Oh non! Thomas Mulcair est pour la hausse des frais de scolarité! Il est pour la TVQ à 9,5%, il est pour le Plan Nord! Il aime Jean Charest!

Il ne faut pas juger un politicien par son passé et ses affiliations: Dans la vie, y'a juste les fous qui changent pas d'idée! Cependant, le fait d'avoir un chef ayant favorisé une économie de marché et la propriété privée à la tête d'un parti socialiste voulant investir dans la justice financière des ménages risque d'allumer un feu chez les plus fidèles néo-démocrates.

L'essentiel est-il de vaince le gouvernement majoritaire de Stephen Harper et des conservateurs? Absolument! Mais encore, il faut bâtir un parti stable qui va unir les progressistes de ce pays sous une bannière plus réciprocque.

Le NPD et les libéraux doivent-ils fusionner? Probablement pas, parfois, certains partis qui se disent de gauche sont plus différents l'un de l'autre que seulement avec les conservateurs. Par exemple: certains néo-démocrates souhaitent l'abolition du registre des armes à feu, proposée par les conservateurs, alors que le PLC s'y oppose unanimement. D'autre part, le NPD souhaite l'abolition du Sénat, ce que les libéraux, ayant une quarantaine de sénateurs dans l'Upper chamber, souhaite leur maintien malgré la dévaliorisation de cette institution.

Saturday, March 10, 2012

le iPad 3 est sorti!


Mercredi dernier, Tim Cook, le nouveau visage d'Apple, suite au décès de Steve Jobs, s'est levé devant une foule de 1000 sympathisants pour annoncer le nouveau joujou de sa compagnie: le iPad 3.

Oh mon dieu! Qu'est-ce que ça va faire de plus? Devrais-je l'acheter? Cela vaut-il la peine?

Savez-vous que le iPad 3 fait: tout ce que son prédécesseur faisait avec un affichage légèrement amélioré (Retina), une caméra légèrement plus performante et les mêmes prix exorbitants qu'au départ.

Et c'est le problème d'Apple, ils utilisent des stratégies de marketing et de publicité malhonnêtes pour tenter de nous vendre des produits avec une fonction de plus que l'an dernier.

Parlant du prix, Apple offrira sa nouvelle tablette pour un prix minimum de 519,99$, et ça c'est le prix sans les taxes, sans le 4G, sans un étui (chose qui est très recommandée avec la fragilité de ces bidules) et pour le plus petit modèle (16GB).

Si je résous toutes ces contraites, en optant pour un modèle 32GB, ce qui est davantage raisonnable pour installer davantage de films et d'application, le prix s'éleverait à près de 900$. Je pourrais acheter un paquet d'autres choses pour 900$, je pourrais acheter une voiture usagée, un nouvel ordinateur performant ou même (et là je m'adresse aux manifestants qui traînent devant le Apple Store) deux ans d'études à l'université! Pas pire ça!

Personnellement, j'ai toujours vu le iPad d'Apple comme un croisement entre un iPod Touch et un ordinateur portatif. Je parle d'un iPod Touch avec un écran gigantesque ou bien d'un laptop beaucoup moins productif que les autres.

Moi-même, je possède un ordinateur de bureau que j'ai eu pour mes 13 ans, et je peux faire tout ce que le iPad fait et plus encore: je peux écouter de la musique, regarder des chaînes de télévision, aller sur Internet, et je peux faire des travaux pour l'école avec Office!

Pour conclure, le iPad 3 n'est pas une nécessité si on possède déjà un ordinateur et un cellulaire. Cependant, si quelqu'un était sérieux à propos de cet outil, sans posséder encore de portable ou de quoi aller sur facebook, sur Twitter ou jouer à Angry Birds, alors le iPad reste une machine à prendre un considération. Je ne déteste pas Apple, cependant, j'observe toujours des alternatives lorsqu'ils inventent de nouveaux trucs.